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Vos Questions M’intéressent : Je suis Asociale…Que Faire ?

Image courtesy of Stuart Miles
Image courtesy of Stuart Miles

Je réponds aux questions de certains de mes lecteurs, en préservant leur anonymat. Si vous aussi vous aimeriez que je réponde à une question qui vous taraude, laissez-moi un message ou écrivez moi directement par mail ! Alors à très bientôt ! 🙂

Bonjour Sarah

Ce qui me dérange et qui me frustre est lié a mon fonctionnement avec les autres .

Je suis beaucoup trop asocial ou désociabilisé c’est selon ( mais je suis au chômage ça risque peu à ce niveau-là de s’améliorer ), je suis célibataire donc pas d’ouverture à ce niveau-là non plus vers les autres. De plus lorsque j’ai été en couple , le souci est que je me sens en harmonie avec la personne que je fais rentrer dans ma vie , mais toujours aussi  » autiste  » sur son entourage et ses amies ( amis ) , j’ai rompu ma dernière relation à cause de cela et pourtant j’étais amoureux de cette jeune femme .Cela parasite donc mon rapport aux autres . Comment ça se manifeste ? regard baissé toujours , sensation d’être observé , froideur involontaire , incapable de parler , corps qui se contracte , comme un animal pris au piège véritablement ….

A moins que vous souffriez d’une problématique mentale grave, ce dont je doute, ce que vous décrivez me semble être la manifestation d’une phobie/anxiété sociale.

Elle est l’expression d’une personnalité inhibée et hypersensible aux jugements négatifs d’autrui entre autre. Celle-ci développe de l’anxiété plus ou moins importante au contact des autres car elle a peur essentiellement du rejet.

Ayant moi-même développée dans le temps une personnalité hypersensible et anxieuse, je peux comprendre la situation dans laquelle vous êtes, bien que votre anxiété s’exprime à un degré assez profond. Je vais vous raconter un peu mon histoire qui, je l’espère vous éclairera :

Il y a quelques années, mon anxiété sociale était telle que j’ai dû cesser de travailler. Je ne pouvais plus répondre au téléphone, cela créait un stress immense. Mon ex-compagnon devait gérer le quotidien car je n’arrivais plus vraiment à m’impliquer.  Je sortais peu si ce n’est pour faire les courses ou prendre l’air dans la nature. Mes amis proches étaient éparpillés donc je pouvais cacher plus ou moins ma détresse.  Je ne me reconnaissais pas car j’étais une personnalité de nature joviale et sociable. Je savais cependant faire illusion. Il le fallait, encore plus dans le milieu dans lequel j’évoluais.

En plus d’être hypersensible, j’ai finalement compris que mon environnement de l’époque, et certaines personnes que je fréquentais me faisait me sentir comme « insuffisante », « pas assez bien » ou « bizarre ». Je me sentais mal surtout autour de certaines personnes. Et il m’a fallu me séparer de ces personnes pour me sentir libérer physiquement et spirituellement.

J’ai cependant profité de cette période d’inhibition sociale pour faire un travail profond sur moi-même. Cela m’a poussé à prendre mon courage à deux mains et vivre la vie que je voulais.
Je vous mentirai si je vous disais que je ne souffre plus d’anxiété, cependant aujourd’hui cela ne me paralyse plus.

J’ai même fait un Salon du Bien-Être, des conférences et rencontrer une centaine de personnes pour leur présenter mon travail ! Donc oui, cet enfermement est loin derrière moi.

Comment j’ai procédé ?

  • J’ai d’abord reconnu ce dont je souffrais pour ce que c’était : une phobie/anxiété sociale.
  • Ensuite, j’ai lu et fait de recherches sur l’hypersensibilité afin de mieux comprendre mon fonctionnement personnel et m’accepter. Il y a des livres vraiment bien dont « Je pense Trop » de Christel Petitcollin et « Hypersensibles : Trop Sensibles pour être Heureux ? » de Saverio Tomasella que je vous recommande.
  • Puis j’ai décidé de m’inscrire dans des associations où je pouvais exprimer mon côté artistique ou charitable afin de me mettre en « danger » et au contact d’étrangers. Le théâtre est LA pratique artistique que je conseille à tout timide et anxieux social. C’est un art qui est littéralement thérapeutique quand on accepte de jouer le jeu.
  • J’ai aussi appris à doser l’intensité de mon attachement aux gens. J’ai appris à ne plus en attendre des autres plus que ce qu’ils veulent bien me donner.
  • J’ai accepté l’idée que je puisse décevoir ou ne pas être aimé/accepté. Et que j’étais pas obligé de le subir.

Et le tout du tout, j’ai fait un travail sur moi que je continue aujourd’hui à base d’auto-hypnose et de psychologie du bonheur !

L’anxiété est l’expression d’un stress récurrent. La meilleure façon de réduire le stress est de faire le plus souvent possible ce qui nous fait du bien !

Alors, mon cher M., faites ce qui vous fait du bien le plus souvent possible, cela vous aidera à vous ouvrir au monde petit à petit et à retrouver la confiance en autrui qui a été peut-être malmené à un ou plusieurs moment de votre vie !

Et un coaching ou une thérapie cognitivo-comportemental pourrait être un plus !

J’espère avoir apporté matière à vous faire du bien !

Bises

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